15 novembre 2009
L'ile de la Jatte
Dimanche après-midi, le bar aux légumes a été englouti (il était moelleux à souhait et l'aneth dont je lui avais bourré les entrailles avait parfumé sa chair), précédé d'avocat à la sauce au curry et suivi d'un bon dessert..
Nous partons prendre l'air. Nous sommes à pied. Direction la Seine et la Jatte.
J'ai mon greffon en bandoulière, mais le ciel s'est couvert...Petit défi face au manque de lumière...


Malgrè une après-midi bien avancée, la couleur des arbres est encore belle. Beaucoup de promeneurs, tranquillité des péniches amarrées, cris des canards et surtout ces troncs qui nous font sourire. Nous avons les mêmes dans notre salon. Ceux-ci ont pris une teinte grise d'être restés dehors. Se sont des troncs de palmiers royaux, un souvenir de là-bas.

Nous traversons un bras du fleuve et arrivons sur l'île. L'alignement parfait des maisons avec leur bow-window donne un air britannique au paysage.
Les enfants ramassent de quoi faire leur maquette et nous rentrons. La lumière baisse de plus en plus aidée par l'épaisse couche nuageuse.

Les abeilles sont rentrées depuis longtemps dans leur ruche, le Carrousel tourne encore...
Il fait nuit, le froid s'intensifie, le chocolat chaud à la cannelle attend dans les bols, le "goûter dîner" peut commencer....
ps : je suis en train de changer les couleurs du blog, exit le turquoise, bienvenues les couleurs chaudes...la banniere évoluera au grès du temps...
14 mai 2009
Yaté
Je n'avais jamais encore vu le fameux barrage de Yaté, dans le Sud de l'île près de la côte Est.
Malgré quelques averses, nous partons vers la terre rouge. Paysage et route de montagne, qui tourne, monte et descend. (je tricote mon grr...j'avance...je profite du paysage en même temps...)
Edifié en 1959, ce barrage alimente l’usine de Doniambo (elle se trouve à Nouméa...celle que l'on voit du balcon) et fournit 20 % de l’électricité du Territoire. Un lac artificiel de 40 km² alimente le barrage.


Le lac est immense avec des enclaves un peu partout !

Avec ces arbres morts, sa forêt noyée et ses nombreuses collines escarpées et recouvertes de végétation... sensation d'être quelque part au fond de l'Ecosse (ce qui sera sans doute la prochaine destination d'un périple familial)
Nous laissons le barrage et son lac et montons le col. La "côte oubliée" et Yaté dans le fond.

Au bout de Yaté, une mission, une église, des maisons colorées au jardin bien entretenu, puis la plage de la tribu d'Unia.
Se sont les grandes marées en ce moment, et la mer est loin loin derrière le récif.Le plattier de corail crépite, pétille lorsque l'on marche dessus...Des femmes sont là, elles viennent de voter (élections provinciales ce weekend...). On entame la conversation...elles nous racontent la vie du lieu, de la mission...et nous nous imprégnons toujours un peu plus de cette culture...
Nous quittons l'endroit et cherchons le départ du sentier de randonnée vers le barrage...
Mais après une demi-heure de recherche infructueuse, nous échouerons au bord de la rivière pour déjeuner.

Le vent se lève, le temps se rafraîchit, la marée monte, nos ventres sont pleins...Nous n'avons pas encore marché.
Juste en face de l'entrée du Parc de la Rivière Bleue, "les Bois du Sud". Un sentier botanique qui grimpe le long d'une colline entre forêt humide et végétation sèche.


Une averse masque provisoirement le paysage et malgré la pluie, je sors quand même mon APN dessous son chapeau !
Le sentier continue jusqu'au fin fond de la montagne. C'est le GR1 qui traverse tout le sud...
Nous redescendons et reprenons la voiture...Le soleil se couche, il est 17h30, nous avons marché 1h30 sans nous en rendre compte !
Sur le chemin du retour, nous avons croisé une espèce de singe inconnu sur le territoire ! Il avait l'air apprivoisé, nous l'avons donc hébergé chez nous !

La nuit tombe sur la montagne...il est 18h...
FIN DE JOURNEE !
19 décembre 2008
Weekend à Poé
Margault en organisatrice hors-pair, nous avait proposé un weekend au bord de l'une des plus belles plages de la Grande Terre : Poé.
8 familles se sont donc données rendez-vous dès vendredi soir pour passer deux jours merveilleux loin de la ville, dans des bungalows colorés à quelques pas du sable chaud.

Il faisait beau, l'eau était chaude et les kite-surfers top canon (même avec un casque ! ).
Les enfants s'en sont donnés à coeur joie.


Pendant que les hommes essayaient de kite-surfer ("y a pas assez d'vent....la voile est trop petite....et la neige, elle est trop lourde !"), les enfants jouaient et barbotaient dans une eau à 28° et les mères papotaient et ramassaient des opercules !


Puis le soir, après avoir admiré le coucher de soleil, pris une bonne douche et s'être enduit de lait après-soleil, les adultes se sont retrouvés dans le bungalow central pour un apéro arrosé, des grillades à gogo, tout cela dans la joie et la bonne humeur...(sauf l'un d'entre nous parti s'envoler de toute urgence pour la métropole....)

Puis après les ripailles, les hommes ont fait un poker, pendant les femmes refaisaient le monde !

Nous avons vite laissé les joueurs à leurs parties "captivantes" pour nous coucher sur des matelas "très" fermes et flambant neuf !
Et le lendemain matin...même temps et mêmes couleurs !
Nous décidons d'aller nous baigner un peu plus loin, sur la plage de la Baie des Tortues.


Cette plage me fait penser à celles de Bretagne ou de Nouvelle Zélande (oui..je sais ...cela fait un peu snob, mais c'est le souvenir le plus proche !). Elle descend rapidement, ce qui nous permet de perdre pied entre trois enjambées !
L'eau est merveilleusement chaude, ce qui nous surprend, car la barrière de corail est inexistante à cet endroit. Les vagues arrivent donc directement de l'océan !

Certains jouent dans les vagues (je les ai rejoints après et j'ai eu l'impression de passer dans une essoreuse !)tandis que d'autres se font un petit Spa ! Ils ne sont pas restés très longtemps, c'était marée montante !
Nous repartons déjeunes à l'ombre de notre terrasse communautaire, car le soleil darde et le sable impossible à fouler.
De nouveau ripailles arrosées,

puis après une sieste, nous repartons vers la ville....
Merci encore ma chère Margault pour ce weekend qui nous a permis de connaître un peu mieux ces familles présentes sur le territoire depuis peu de temps. Et aussi de renforcer les liens avec les "anciens".
Mes garçons, qui n'avaient pourtant pas d'enfants de leur âge (pour les deux aînés...)ont été enchantés de leur weekend...
Pour une fois que nos ados sont contents de ce que l'on fait....
05 décembre 2008
Campagne broussarde...fin !
Ce compte rendu s'éternise..(je suis un peu débordée en ce moment...fin d'année scolaire oblige...)
Mes parents sont rentrés depuis en France depuis 3 semaines...
Dernier jour.
6h du mat.
Il fait un temps superbe. Tout le monde dort encore... La lumière que j'aime pour mes photos ! Je file vers la rivière et les falaises de Lindéralique.

Le ciel est pur, pas un souffle de vent, la végétation luxuriante et verte se reflète dans le miroir que forme l'eau.

Je reste une bonne demi heure à regarder et à photographier....

Et toujours cette impression d'être quelque part en Asie...
Après un petit dèj pantagruélique à l'hôtel Koulnoué (ancien club med), nous repartons voir la Poule sous le soleil !


Le très joli point de vue est l'occasion de faire des photos de famille, dont l'une deviendra sûrement notre carte de voeux...Il faut que je m'y mette d'ailleurs...Pas du tout dans le coup...

La pinède donne un air de côte atlantique au site, mais les flamboyants en plein floraison (notre sapin de Noêl!)nous rappellent que nous sommes dans un pays chaud !
Notre route est longue jusqu'à Nouméa. Nous devons retraverser l'île et faire la route dans l'autre sens : 5h30 de route !

Le long de la côte Est, nous passons devant un piscine à débordement
abandonnée, une jolie église colorée, et le bel hôtel de Poindimié tout
juste rénové.

Puis nous nous arrêtons pour nous substanter à Houaïlou, capitale du letchis !



Certains arbres croulent sous les fruits, juteux et sucrés. Des tables ont été installées pour déjeuner au bord de la rivière. Une odeur de peinture et de vernis flotte dans l'air, preuve que la rénovation est récente !


Mes parents ont beaucoup aimé la Calédonie du Nord. Plus sauvage et authentique !
01 décembre 2008
Prony
Dimanche, un beau ciel bleu, pas un souffle de vent.
Nous n'avons pas de bateau, pas de sortie sur le lagon...
Nous partons visiter un site dans le Sud que nous n'avons pas encore vu !

PRONY et sa baie.
Un ancien village pénitenciaire perdu au milieu de la nature et lové au fond d'une enclave de cette grande baie si tranquille (l'hiver, les baleines à bosse y viennent donner naissance à leur petit).

Le goudron cède la place à une piste de latérite aux nombreuses ornières provoquées par les dernières pluies. Voilà pourquoi nous ne pouvions y accéder avec notre Opel !


La balade est facile et courte (1h A/R). Elle forme une boucle et nous choisissons de suivre la mer jusqu'au village.
L'eau rougie par la latérite contraste fortement avec leur feuillage.

Nous arrivons...premier vestige de cette époque (fin du 19ème) : les chariots qui acheminaient le bois vers le quai.

Le tronc était tiré à travers la forêt par les forcats.
On devine à peine les anciennes construction à travers les racines. La nature reprend ses droit et grignote inexorablement ce bout de territoire.


Les banians étrangleurs déploient leurs racines sur les vieux murs... Bientôt, ces derniers disparaîtront totalement.

Nous nous trouvons un petit coin à l'ombre et déjeunons.
Puis pendant que certains font une petite sieste réparatrice, d'autres jouent à un jeu de société (il y a toujours un jeu de carte ou autre dans un sac).

Nous repartons admirer ces banians. Les heures se sont écoulées, la lumière a changé : moins forte et plus orangé.


Mon Augustin s'essaie à la photo !
Nous prenons le chemin du retour par la forêt, et longeons de nouveau un bras de mer.
La lumière de fin d'après-midi est magnifique et les couleurs flamboyantes.


Nous retrouvons la forêt et nous arrêtons aux cimetières des condamnés et des surveillants. Ce dernier est plus visible et pourtant plus petit.

Les tombes rectangulaires ou rondes (japonaises, car ils sont enterrés accroupis) ne sont visibles grâce aux bénitiers. Elles sont perdues au milieu de la forêt et certaines sont ensevelies sous des racines.
Nous retrouvons la voiture : une vraie fournaise ! et reprenons la piste puis la route à travers le désert montagnard du Sud.

Une bien belle journée !
29 septembre 2008
Visite guidée
Ma petite soeur m'a demandé de photographier mon environnement. Il fait de nouveau un temps superbe (désolée les jeunes mariés...). Je suis partie en ville avec ma soeur blonde (celle qui est restée...). Le ciel est d'un bleu profond et la température de 28°.
Nouméa n'est pas "une jolie ville" à proprement parlé. Il est vrai, que pour nous métropolitain, qui sommes habitués à voir de vieux centre ville historiques. Ici, point de jolies maisons entourant l'église, point de jolis quartiers, point d'immeubles haussmaniens dont la rigueur est agréable à l'oeil.
Dans le centre de Nouméa, le quartier de "la Place des Cocotiers", peu de vieilles maisons coloniales. Plutôt une architecture hétéroclite, où les influences se distinguent facilement : une jolie maison ancienne à persiennes, une maison "années 30", des immeubles "années 70" dont certains veillissent mal...
La photo de la maison avec une barque devant, est la bibliothèque municipale (un post à l'avenir...). Le magasin rouge est notre FNAC !
Les rues sont presque désertes car nous sommes lundi après-midi et il fait chaud ! Mais les boutiques du "quartier chinois" regorgent d'articles en tout genre et toujours très colorés !

Mais heureusement l'espace de verdure de la place centrale de Nouméa (la place des Cocotiers), nous offre une ombre bienveillante.



Les kanaks aiment se retrouver à l'ombre des flamboyants, banians et cocotiers. Ils sont bien...assis dans l'herbe...en attendant que le temps passe...et nous marchons vite...sans prendre le temps...
Au centre de la place, un petit kiosque à musique, une jolie fontaine et une mini place du marché pour "les jeudis du Centre Ville" (marché qui présente des produits locaux).


Z'avez vu les japonais avec leur parapluie ?
La prochaine fois, je vous présenterai l'autre quartier du centre ville : le Quartier Latin.
22 septembre 2008
Gastro-Rando !
L'après-midi est déjà bien avancée lorsque nous arrivons à destination. Sur la route j'ai pu prendre plein de photos car Augustin demandait de s'arrêter en urgence toutes les 5 minutes !
Le terrain de camping du village sert aussi de place du marché, qui n'a lieu qu'une fois par mois.
Les sanitaires sont propres et neuf, mais pas d'eau chaude ! (chauffe-eau en panne )
Les hommes et les enfants installent le campement, les femmes vont acheter de quoi nourrir tout ce petit monde !
Le dîner est rapide, car il fait nuit et froid et Alix est venue rejoindre son frère aîné dans la tourmente gastro-intestinale !

Le jour se lêve sur un des endroits les plus froids de la NC. L'humidité a trempé les tentes qui fument sous le soleil naissant !
Les 12° petits degrés de la nuit m'ont bien tenue éveillée, avec des retours incessants entre la tente et les sanitaires. Mon beau-frère (malade à son arrivée de l'IDP) a cru que son tartare de thon n'était pas passé, c'est plutôt un bon virus de gastro qui LUI est passé à toute la famille !
Du coup, Thomas (atteint lui aussi pendant la nuit) et moi, avons pu apprécier la beauté d'un ciel de nuit sans aucun nuage (nous n'avons pas la même voute étoilée que dans votre hémisphère)et d'une lune qui éclairait presque en plein jour ! A chaque fois que l'on passait devant la cellule photo-électrique, la lumière s'allumait et les vaches du champ voisin meuglaient d'une même voix ! Ce qui réveillait les occupants des autres tentes !
VIVE LE CAMPING !
C'est donc un peu faiblarde et douloureuse que j'ai entamé ma journée : une rando à cheval comme Léocadie !
Colorado, Boguen, Houssama, Khadafi et ses copains nous attendaient gentiment dans leur pré. Un coup d'avoine, on les selle, on fait leur connaissance (le mien s'appelle Boguen) et on part dans la pampa !
Le ciel est bleu, une légère brise ébouriffe nos mèches de cheveux échappées de nos bombes (David notre guide, nous avait demandé de prendre "nos casques", comme si nous étions des touristes !), l'herbe est verte !
TOUT VA BIEN !


Nous arrivons en haut de la colline et longeons la ligne de crêtes ! Les spectacle est grandiose et les couleurs du lagon impressionnent nos jeunes mariés. L'air est pur et voyons très loin !


Mais depuis un certain temps, Boguen (mon cheval) et Khadafi (m'étonne pas...avec un nom pareil...) se titillaient tous les deux. A chaque côte que nous prenions au trot, ils cherchaient à se dépasser ou à empêcher de se dépasser ! Bref...Arrivés en haut de l'une d'elle, mon beau-frère est passé à côté de moi, et son cheval a botté. Ce coup était destiné à mon destrier, mais ma cheville était sur le passage....
ET J'AI RECU LE COUP DE SABOT EN PLEIN DANS LE MILLE !
Je suis descendue de mon cheval (plutôt écroulée) car je sentais que mes esprits s'en allaient à cause de la douleur (on a bien entendu le bruit !). David (notre guide)pensait que mon tibia était cassé. Mais j'ai les os solides et ai été surtout protégée par des bottes et un jean. J'en suis quitte pour un énorme hématome (encore...) et une cheville enflée.
Impossible pour moi de continuer, retour à la case départ à bord d'un 4x4 venu me chercher.

La dernière chose que j'ai vu des chevaux cette journée-là, c'est la crinière de Chocolat, le cheval de ma fille ! En attendant la voiture, elle en profité pour lui faire des tresses....ah les fiiiiiiiiilles !
La première chose qui m'est venue à l'esprit lorsque l'on me mettait de la glace sur la jambe : "Et encore quelques semaines sans aqua-gym...les filles vont bien rire !"
la petite boucle !
Mon beau frère et sa femme sont venus en voyage de noce dans nos contrées !
Après avoir passé quelques jours idylliques à l'Ile des Pins, ils nous ont rejoint pour le weekend.
Nous sommes partis deux jours à l'assaut de la "brousse" et leur montrer que la Nouvelle Calédonie, ce ne sont pas qu'eaux turquoises et plages de sables blanc.
Nous partons sur la côte Est prendre la fameuse route à horaire. Cette route, qui serait plutôt un chemin, est trop étroite et sinueuse pour être emprunter des deux côtés. Il y a bien quelques passages pour permettre de se doubler ou de se croiser, mais gare !
Une fois l'épreuve passée (nous avons croisé une voiture qui arrivait dans l'autre sens ! Elle avait pris la route 5 min en avance, des touristes...), nous continuons la boucle.
Nous avions déjà été sur une jolie petite plage et espérons nous y poser pour le déjeuner, car l'heure tourne et la faim gronde dans la voiture !(deux ados de 14 et 15 ans, en plein croissance, cela a toujours faim !).


Le vent d'Est souffle, il fait froid, nous rebroussons chemin !
Nous échouerons finalement au pied d'un ancien fort qui veille sur la gendarmerie de Canala
Sur la route qui nous conduira de nouveau sur la côte Ouest (on a fait une boucle...vous comprenez), nous nous arrêtons aux sources de la Crouen. Ces sources d'eau chaude (42 °), sulfureuse (odeur d'oeuf pourri sans l'air !) sont connues des tribus de la région.

De cet établissement thermal fermé dans les années 80, il en restent plus que le fronton et deux bassins...
et la source bien sûr !
Nous reprenons la voiture et continuons notre route jusqu'à Sarraméa, lieu de notre gîte pour la nuit...
...qui ne sera pas de tout repos...
08 septembre 2008
Les chutes de la Madeleine
Hier matin, beau ciel bleu...
Je ne peux pas aller à la plage à cause de ma blessure, j'irai bien dans le Sud, mais pas seule.
Mon voisin toque à ma porte et me propose une journée aux chutes de la Madeleine...dans le Sud !
Bienvenue dans l'univers du nickel , de la terre rouge et de la végétation endémique.

La route montagnarde traverse de nombreux cols et n'est goudronnée que grâce à l'usine de Yaté de l'autre côté.
Nous arrivons sur les berges du lac de Yaté, lac artificiel de retenue d'eau du barrage du même nom.

Nous traversons le Creek Pernod (devinez pourquoi...) et laissons le lac pour la grande plaine au milieu de laquelle coule une rivière. La "Rivière Bleue". (très colorés les points d'eau ici).
Au bord cette rivière a été aménagé un camping avec de petits farés individuels, ainsi qu'un emplacement pour les tentes et un BBQ. Il a également des sanitaires.
L'ombre est là bienvenue car aucun arbre digne de ce nom à l'horizon !

Après un succulent déjeuner préparé avec amour, les enfants font une cabane pendant que d'autres essaient de faire une p'tite sieste !
Mais l'appel de l'eau titille la jeune classe. Le ponton n'est pas loin, juste au bout du chemin.

L'après midi avance, et les chutes ne sont pas loin. Un sentier botanique nous y mènera.

Dans cette région, 9 plantes sur 10 sont endémiques à la Nouvelle Calédonie, et certaines seulement de cette partie de l'île.
Notre sentier quitte la terre rouge pour un bout d'asphalte pour le reprendre une centaine de mètres plus loin.
Nous marchons le long de la rivière, le jour décline, la lumière est belle.

Mais nous nous rendons compte que nous ne sommes plus sur le sentier, mais au milieu du lit. Celui-là est juste au dessus, on le devine dans la végétation. Nous avions repris la terre rouge trop tôt !

Notre égarement nous a fait perdre du temps et c'est dans la pénombre que nous arrivons aux chutes. Une petite photo avec les enfants pour immortaliser l'instant et nous filons vite à la voiture (l'autre maman avait fait ce saut de puce en voiture...pour le retour)car les gérants attendent pour la fermeture (nous avons 1/2 heure de retard...)


La route du retour se fera "entre chien et loup" puis à la nuit noire. Les bas côté se sont pas stables et la route est étroite et sinueuse. Pas top !
Les enfants sont rouges de la tête au pied et se douchent avec leur Croc's. Ceux de Thibault (en photo) étaient beige clair...
Je devrais en parler à Dylon !
28 août 2008
Paray le Monial

Petite ville de Bourgogne plus connue dans le monde pour sa sainte (Sainte Marguerite Marie Alacoque...ce nom nous faisait bien rire enfants...) que par la beauté de ses bâtiments. La Bourgogne était une contrée riche dirigée par des Ducs qui bâtissaient nombres de châteaux et de cités. Elle recèle également de magnifiques édifices religieux, dûs au rayonnement de l'abbaye de Cluny toute proche.
Il est 20h, le ciel est bleu...si bleu et la lumière rasante de cette fin de journée fait ressortir cette couleur miel de la pierre bourguigogne, si chaude, si lumineuse...
Cela me démange...je sors mon APN et je mitraille...
Et une chose me vient à l'esprit, comme une certitude, une évidence,
JE NE POURRAIS PAS VIVRE TOUTE MA VIE LOIN D'ICI, DE MON PAYS.
J'ai trop besoin de la pierre, de la beauté des paysages français...
L'étranger...mais trop loin...afin de revenir souvent...n'est ce pas Silo ?


