18 juillet 2009
La baie d'Oro
Je n'avais pas fini mon carnet de voyage de notre croisière à l'île des Pins...faut que je termine avant d'emballer l'ordi...
On en était là...
Aujourd'hui, nous ne naviguerons pas....
Nous passerons la matinée dans la piscine naturelle et déjeunerons au petit snack de la plage....
Je me suis levée avant le soleil...tout le monde dort....y compris Marc dans le carré !
J'attrape doucement mon APN et part à la rencontre de l'astre qui va bientôt apparaitre...


Sophie, Thibault et Marc viennent me rejoindre...la bande des matinaux...il est 6h30 !
Petit-dèj, puis nous partons vers la piscine d'Oro. Quelques nuages et surtout personne...

C'est marée basse, mais il reste encore assez d'eau autour de la patate de corail centrale...et surtout assez d'eau pour les couleurs !

L'eau n'est pas chaude...mais si claire...


Et toujours ce petit vent frais....les enfants se sont baignés et font maintenant travailler leur méninges....un pendu sur le sable blanc...des mots compliqués avec des lettres peu utilisées...

Les poissons ne sont pas sauvages...les touristes arrivent avec du pain et à peine le premier morceau à la surface de l'eau, c'est une myriade de couleurs qui s'agite....

Les heures passent, les ventres se creusent, le déjeuner nous attend...
Nous remontons le bras à sec de la rivière, vers le petit resto fort connu sur l'île : le Kouni...Heureusement que le temps est nuageux, car nous serions arrivés aussi cuits que les langoustes du menu annoncé !

Une enfant de la tribu se balance sur la plage, des tables posées ça et là sur le sable, le Bamboo Free bien ancré...Tout va bien...

La petite salade nous met en appétit...suivie rapidement d'une assiette avec une petite langouste et une cigale ...Un peu de riz accompagne le tout...C'EST TOUT ! Un peu déçus...
QUE NENNI !

UNE ENORME LANGOUSTE PORCELAINE CUITE JUSTE COMME IL FAUT, AU FEU DE BOIS....C'est un délice, une orgie...je n'en ai jamais mangé autant...La chair est parfumée et tendre...Les femmes crient halte rapidement, les hommes la finiront...
Une petite salade de fruits pour tasser le tout ...

...Et nous partons faire un tour sur la plage pour digérer ce festin...
Nous avons l'intention de prendre notre café au bar du célèbre Méridien, juste à côté...
17 juin 2009
Remontée vers le Nord
J'ai pris un peu de retard...le temps file à une vitesse vertigineuse...
Je reprends donc le fil de notre croisière...
C'est un tour de l'île que nous devons faire . Nous remontons donc vers le nord pour avoir les alizés dans le bon sens (est-sudest).


Les enfants s'amarinent petit à petit, mais une petite sieste est encore nécessaire pendant la nav...Marc joue les funambules dans la jupe de la grand voile, nous quittons la baie de Kuto avec un pincement au coeur...

Nous ne passerons pas à Nokanwi. Le temps est gris, la lumière n'est pas là...Dommage, car ce bout de sable est si beau en plein de soleil. Petit Mari m'a promis que nous le survolerons un jour...tous les deux...
Nous sortons du lagon, la mer se lève, mais les barrières de corail protègent bien les baies. Lorsque l'on voit la taille des vagues s'écraser sur le récif...on est bien content d'être de l'autre côté !


Les femmes du bord se réunissent chaque matin pour une mise au point des menus de la journée. Nous avions établi une semaine type et surtout la liste des aliments nécessaires. Le thon acheté au marché pour la salade tahitienne du soir est porté manquant à l'appel ! Il est resté dans le congélo de Nath (une autre...).
"Les hommes, nous avons oublié le thon, vous lancez une ligne ?"
"Ok, nous sommes dans une passe..."
La ligne à la traine est jetée dans la passe...10 min après un superbe thazard mord à l'hameçon et emplira nos assiettes pour le dîner.


Ils sera vidé par Fredy dans la baie d'Oro. Le ciel se dégage, le soleil pointe ses rayons, l'eau prend une jolie couleur....


Z'avez vu la dernière photo ?
Le Méridien, au fond de la baie, a sa piscine à débordement donnant sur le lagon...Nous, nous avons notre table de "salle à manger" à débordement. La toile est de la même couleur...Aucun trucage..je me suis juste couchée sur la table pour prendre la photo ! pendant le déjeuner....

(photos prises par Petit Mari). A chaque mouillage, les mouettes arrivent...Elles font notre quotidien et nous quémandent quelques morceaux de pain...
Après le déjeuner, bulle et débarquement sur la plage...
La lumière change, il n'est que 16h.



Les enfants font un radeau avec trois fois rien, nous papotons sur la plage en attendant le coucher de soleil. Marc (le skipper, pour ceux qui ne suivraient pas) est parti rendre visite à un voisin de mouillage avant de "repasser la grand voile".


Puis il vient nous chercher avant qu'il ne fasse complètement nuit. Nous constatons en arrivant sur le bateau, que nous avons déniché la perle rare : le carré est parfaitement rangé et le ménage a été fait...
Sophie nous préparera un délicieux dîner : thazard cru mariné à l'huile d'olive et au citron, parfumé à la coriandre, et quinoa au légumes frais avec sa sauce au yaourt. Nous nous sommes régalés. Un petit gâteau au choc pour la fin...
Nous nous sommes en effet vite aperçues que l'air de la mer creusait...Nous aimons toutes les trois cuisiner de bons plats. Ce qui est primordial lorsque l'on a une horde d'estomacs creux à nourrir trois fois par jour (sans compter les en-cas du matin et du soir..).
Dernier coup d'oeil aux pins colonaires avant la nuit noire...Les dîners se prennent dehors (comme tous les repas d'ailleurs). Mais le petit vent qui souffle sans cesse se fait bien sentir ! Une polaire et une parka ou marinière sont le minimum pour les plus frileuses !
12 juin 2009
L'ilôt Brosse...
Le temps s'est levé, et le soleil donne toute sa splendeur à l'eau de la baie...Même pendant le repas, je mitraille...


Je sais, cela fait mal...mais l'eau est vraiment de cette couleur et dans deux mois, je l'aurai quittée...

Après le déjeuner, nous comptions buller tranquillement...mais Marc avait besoin de se dégourdir les voiles !
Il nous propose donc de faire un petit tour vers l'ilôt Brosse souvent fréquenté pour la pause déjeuner lors de la journée sur Nokanwi.


Le ciel se couvre sur le pic et la côte. Nous n'avons même pas le temps de hisser la grand voile que nous sommes déjà arrivés.
Deux navettes plus tard, nous partons faire le demi-tour de l'îlot. (Une partie est faite de récif coralien, donc impraticable)
Nous sommes seuls "au monde". Les grains du large forcent le vent quidonne du relief à l'eau. La lumière si particulière du temps orageux dore doucement l'air. C'est beau...
Juste après la pointe, j'ai un coup au coeur...l'eau, le sable, les arbres morts sur lesquels poussent des plantes parasites, les bourgeons de pins colonnaires...tout est en symbiose...
Dans mon couloir, j'ai une affiche de Philippe Deschamp (peintre rétais fort connu). C'est une reproduction d'une huile avec un phare au loin et la mer au premier plan. Mêmes touches de peinture pour donner du relief à l'eau....
Le paysage est iréel et fugitif, les nuages s'ammoncellent, l'instant à capter vite...faire les réglages presque par automatisme...voilà ce qui est difficile en photo...Essayer de rendre au maximum ce que l'oeil voit....
Nous arrivons au bout de la plage. Le sable laisse la place au corail. Nous faisons demi-tour. Il est temps de rentrer. Marc vient nous chercher avec l'annexe. (Il fait preuve à cet égard d'une patience que j'admire...)
Retour dans la baie de Kuto, à l'abri pour la nuit....

En attendant le dîner, un far breton préparé par la plus jeune du bateau et discussion autour d'un ti-punch guyannais (notre skipper sait AUSSI faire les ti-punch, il est également boulanger...)
10 juin 2009
Les deux baies, Kanuméra et Kuto
J'aime me lever tôt lorsque je suis en vacances. J'aime profiter du lever du soleil et de sa lumière si chaude. Un arc en ciel est de la partie, les grains aussi...

Une bande de mouettes a squatté l'avant du bateau et profite du soleil matinal. Leurs pattes oranges contrastent sur le blanc des flotteurs. J'aime ces oiseaux (lorsqu'ils ne "s'oublient" pas au-dessus de nos têtes)...je les trouve très esthétiques, épurées...Mon petit mari aussi d'ailleurs...(vous le verrez ultérieurement).


Nous passerons la matinée à terre : le pic N'Ga pour les plus courageux et surtout les mieux chaussés (lorsque vous partez une semaine sur un bateau, vous ne pensez pas à apporter des chaussures de marche ou des basket !), plage, footing et shooting pour les autres....Vous devinez sans doute dans quelle catégorie je me place !


Je pars vers la baie de Kanuméra avec son rocher "tabu" au milieu...L'eau n'est pas aussi "lumineuse" que lors de notre première visite, mais la baie est belle et l'eau si calme.

Une pirogue traditionnelle posée là pour le décors fait office de radeau aux oiseaux marins...J'ai du mal à quitter l'endroit...je m'attarde, passe au camping prendre des n° de tel utiles pour la suite...traverse cette forêt d'arbres centenaires sculptés par le vent...


...et rejoins les autres dans l'autre baie : Kuto. Son immense plage de sable aussi fin que de la farine (pas top pour mon APN...les microcopiques grains s'insinuent partout ! vigilance !)

Le temps s'est levé, les enfants jouent sur la plage, un homme fait ses abdo....des japonais se promènent...(habillés pareil...)je m'étale et bouquine Thierry Serfati...


Mais il est temps de rentrer déjeuner...
"Tiens bon la barre et tiens bon le vent...."
Nous voulions faire un tour dans les îlots du Sud, célèbres pour leur dégradé de turquoise...Mais il pleut ce matin, au réveil....De plus, le vent est de la partie et du bon côté pour filer directement à l'Ile des Pins.


Petit-dèj, médoc pour les plus sensibles...on hisse la grand-voile et on file !

Non sans un dernier coup d'oeil vers Mato...profitant d'une trouée dans le ciel noir...

Encore des galettes ! Il faut dire que nous passons la semaine avec des bretons pur souche !

Le skipper n'a jamais vu des cordages si bien rangés !


Tant que nous sommes encore dans le lagon, le bateau ne bouge pas trop...
Mais à la sortie de la passe, la houle du Pacifique met à mal nos estomacs et notre oreille interne, donc notre équilibre !

Les enfants pêtent la forme ! Les médocs font effet, certains sont déjà "amarinés". J'ai du dormir une grande partie de la traversée changeant de côté au grès des virements de bord ! Il fait trop froid pour rester en plein vent !
7 heures et demi après, nous arrivons dans la passe du lagon de l'IDP !

"On s'ferait bien un p'tit coup de pêche !" ! La ligne à la traîne est sortie, un barracuda mord rapidement à l'hameçon.
Il sera rejeté à la mer. Ce poisson est le dernier maillon de la chaîne alimentaire du lagon, donc gratteux. ( La cigutera est une intoxication neurodisgestive provoquée par l'ingestion d'un petit mollusque "la cigua". Les poissons coralliens ingèrent la bestiole et la transmettent à tous les poissons qui se mangent les uns après les autres. Le barracuda est le dernier et peut donc transemttre à l'homme la maladie)

La lumière est belle à bord du cata...les couleurs sont vives, mais les photos rares....je n'ai pas le coeur (c'est le cas de le dire...non pas de la nausée, mais juste une gêne au niveau de l'estomac...)à me promener et faire des portraits...


Nous arriverons dans les eaux calmes de la baie de Kuto en fin d'après-midi...
Juste le temps d'apercevoir une dernière fois le soleil...Il est 17h30...Plus le courage de se baigner...de toutes les façons, l'eau est à 20° ! Un bon dîner de lasagnes maison préparées à l'avance nous revigorera ! Nos estomacs sont presque vides et de manger chaud fait du bien ! Marc (notre ange-gardien) nous félicite pour cette traversée mouvementée : 30 nds de vent ! avec des rafales à 35 nds...Nous comations...lui jubilait....
08 juin 2009
Ilôt Mato
Changement de programme....départ dimanche soir (au lieu de lundi matin)...le bateau naviguera pendant que nous dormirons...
Enfin...c'est ce qui était prévu....mais pas avec un vent à 25 noeuds et des vagues énormes...
Tout va bien au début, l'eau est calme, nous sommes protégés par les récifs des îlots...
Le catamaran est grand, immense...Chaque famille a un flotteur pourvu de cabines et de deux salles de douche...
L'excitation est à son comble chez les enfants. Nous partons avec des amis, leur trois filles et une cousine venue d'une autre île du Pacifique.
Les bonbons sont de sortie pour fêter l'évènement ! Mais les petites cacahuètes "qui ne fondent pas dans la main" ne resteront pas longtemps dans l'estomac de ma fille....Sa couette va passer le reste du séjour accrochée à l'avant du bateau ! (je l'avais pourtant prévenue et le souvenir d'une autre traversée mouvementée ne l'a pas stoppée...).
Marc, notre skyper en or, abrège nos souffrances et mouille à l'abri de "l'ilôt Bailly" sur la route du Sud...
Le vent se calme...plus de vagues...tout le bateau peut ENFIN dormir....
Le lendemain matin, nous découvrons l'endroit...les nuages assombrissent le paysage et le lagon. Il ne fait pas chaud...


Petit déjeuner rapide...Nous mettons le cap sur les îlots du Sud.
Il y a assez de vent pour hisser la grand voile. Tous les bras présents sont nécessaires...

Le temps se lève enfin. Mais malgré le soleil, nous ne quittons pas notre polaire...Super Freddy nous faconne de jolies galettes, ma fille se remet péniblement de sa nuit, les enfants s'apprivoisent...
La traversée est belle, mais un peu longue, car rythmée par les virements de bord...Car vous le savez bien, le bateau marche en crabe !

L'ilôt "Mato" est en vue ! Le bateau contourne le récif, entre par la passe et mouille pas très loin de la plage.
L'eau est turquoise. Mais le manque de soleil ne lui donne pas toute sa luminosité.

Personne ne se baigne...l'eau n'est pas très chaude et il y a surtout beaucoup de vent !
Mais nous voulons bouger un peu et partons en excursion sur ce bout de terre.

Le sable et le turquoise...un joli mélange...une trace de serpent, un filet protecteur.....

Nous grimpons au sommet du petit mont...la vue est belle et immense...il est 16h30, le soleil commence à descendre...il fera nuit dans une heure...

Concours de lancer de noix de coco, baignade et sortie frisquette pour Petit Mari et joli coucher de soleil rien que pour nous....
"Cranium" en attendant le dîner (il fait nuit tôt, je vous le rappelle....), soupe chaude et dîner délicieux...et dodo !

Nous mettons au point le programme du lendemain juste avant de rejoindre nos cabines...mais il ne sera pas du tout suivi....évidemment....
23 avril 2009
Maré #5
Tout à l'heure, en tout début d'après-midi, nous reprendrons le bateau pour rentrer à Nouméa.
Le ciel est gris, chargé de lourds nuages. Le soleil fait de temps en temps des apparitions.

Nous resterons là, en attendant notre navette à l'heure du déjeuner.
Dernier petit-dèj et rangements divers....

La cuisine de Céline et une partie de Scrabble au bord de l'eau (il est partout...je devrais faire un reportage style " le nain de jardin" d'Amélie Poulain !).
Je profite de la lumière douce pour faire quelques portraits. L'APN est lumineux !



Le petit garçon qui remplace mon aîné, dans sa phase "je me cache"...est Joseph. Un des enfants de Céline. Il a le même âge que mon Tibo et ont passé le séjour ensemble...à grimper aux arbres, voir les poissons et pêcher...le rêve pour mon fiston, la routine pour Joseph...



Il est midi, la navette arrive pour le port de Tadin. Le Beticco arrivera vers 14h. Nous quittons notre Céline avec beaucoup de regrets...Je lui promets de lui envoyer des photos...
En attendant le bateau, je pars chercher quelques vivres pour déjeuner. Des aliments "légers" en vue du voyage qui va s'annoncer houleux !
Mais le catamaran n'arrive toujours pas ! Le marché n'est pas terminé, je pars à la traque aux portraits !


Maré, se sont des paysages sauvages magnifiques, mais se sont surtout les maréens...des habitants accueillants et attachants. Le marché est LA PRINCIPALE activité de l'île. Il a lieu deux fois par semaine devant la mairie.
Les femmes jouent au bingo, les lots bien en vue au milieu des stands : des fruits et légumes dans leur "pochon".
L'homme qui a le turban bleu est Damas, notre guide sur les falaises.

Certains jouent...au domino...
D'autres, à la belotte...

Le champion local est très concentré.
Le bateau n'est toujours pas annoncé...il est pourtant l'heure...

Il a presque deux heures de retard...Mais ce n'est pas grave...On attend assis sur sa glacière...on bouquine, joue avec les enfants, fait un scrabble...le temps passe...on ne s'en soucie pas...
Puis le bateau arrive et le quai se réveille...


Les robes popinées colorées virevoltent dans tous les sens, les billets sont enregistrés au comptoir mobile, les bagages chargées dans les cages à roulette...on monte dans le bateau et rejoignons une amie et ses filles quittées en début de semaine.
Une forte odeur à l'intérieur nous renseigne sur l'état de la mer...On espère tous que la Nautamine va faire son effet...

L'océan (nous ne sommes plus dans le lagon) et le ciel se rejoignent dans cette même couleur gris bleu...La houle est forte et le bateau est balancé comme une coquille de noix. (il faut dire que ce bateau a été conçu pour naviguer sur des lacs...). Dans les salles, est projeté "Pirates des Caraïbes 3", les yeux et le corps sont synchro...pour le cerveau...

Non, je n'ai pas penché l'appareil...aucun trucage...Le soleil fait enfin une petite apparition avant de disparaître...Puis la nuit noire et le calme une fois dans le lagon...Nous arriverons sous une pluie fine et du vent...
Nous avons beaucoup aimé cette île, sauvage et si authentique.
Un bijou dans son écrin que l'on referme doucement pour en garder son éclat...
20 avril 2009
Maré#4
La sonnerie "téléphone rétro" de l'Ipod de l'aîné nous arrache aux bras de Morphée : 5h30.
Il fait déjà jour dehors...Nous prenons un rapide petit-dèj de jus de fruit et du reste du cake que le rat a bien voulu nous laisser.
Nous attendons notre chauffeur, Damas, qui nous conduira jusqu'au départ de la rando.
Car aujourd'hui, nous partons vers les falaises de Shabadran. Deux heures de marche dans un endroit sauvage et totalement préservé.
Nous rejoignons un autre groupe qui nous attend depuis 45min !
Après un trajet en 4x4 sur une piste dans des cocoteraies, nous arrivons à notre point de départ.

J'ai l'impression d'être à la montagne, dans les alpages ! Mais le bruit des vagues s'écrasant contre le corail, me ramène à la réalité.
Nous partons à l'assaut des falaises. Célestin, notre guide ouvre la marche et Suzanne et Yvonne la ferment ! Ces dernières (la plus jeune n'a que 6 ans !) sont en tong !
Notez ces cosses de noix de coco sur cette pique ! Ce n'est pas du tout une lubie d'un randonneur ou un amusement quelconque ! C'est tout simplement la preuve que nous sommes sur le bon chemin ! Se sont les petits traits de couleurs de nos GR nationaux !


Notez la petite cavité en haut à droite de la falaise sur la troisième photo ! L'eau arrivait jusque là, il y a ....des millions d'années...
Nous avons nos chaussures de marche qui ont déjà foulé pas mal de pays....Il y a beaucoup de vent. Il est le bienvenu, car le l'ombre est rare.
Nous arrivons au pied d'un mur de falaise de 4 mètres. Il faut grimper et les souvenirs d'escalade nous servent bien, même si les prises ne sont pas faciles avec de grosses semelles ! La petite fille en tong ( pardon..claquette..)se débrouille fort bien !


La vue au pied des falaises embrasse toute la côte. Il n'y a pas de lagon. Le Pacifique écrase ses vagues directement sur le corail. Nous continuons notre marche sur cette dentelle de corail abrasive et ultra-coupante. 
Le but de notre rando est une belle plage...Mais la première que nous voyons comble déjà nos espérances !

On resterait bien sur ce bout de sable blanc, mais l'autre plage est plus loin, à 5min à pied.
Des cocotiers plantés au grès des rando jalonnent le chemin et nous offrent une ombre bienveillante. Une bananeraie, et la plage....

Un tout petit lagon protégée par une mini-barrière. L'eau est transparente et si bleue. Des gros cailloux de corail ponctuent le paysages de taches grises. L'eau est trop tentante, et les enfants n'y résistent pas !

Célestin, notre guide, nous indique un jacuzzi naturel derrière les rochers du milieu. Les enfants ont vite trouvé l'endroit et investissent les lieux.


Mais la marée est montante, et les vagues plus nombreuses et surtout énormes !
Le jacuzzi est rapidement débordé et les enfants largués ! (Thibault a le côté de l'abdomen lacéré...le petit mur de corail acéré a bien fait son travail...).
C'est bien beau tout ce bleu, mais les estomacs familiaux crient famine !
Encore deux trois clichés...tradi...(la petite fille, c'est Yvonne !)


Non, je ne suis pas dans la piscine d'un hôtel, mais dans l'eau (pas si chaude...)du lagon....
Déjeuner sous les cocotiers. Les bananes du régime qui nous attendaient à l'arrivée, sont sucrées et acidulées à la fois.

On restera 4 heures à se prélasser et à rêver. Le temps s'écoule doucement...aucune envie de quitter les lieux...
Encore quelques photos des vagues qui s'écrasent sur le platier de corail.

Le chemin du retour est plus rapide. La lumière est moins crue et rend le paysage "plus humain"...

Le sol sur lequel nous marchons, n'est que dentelle de corail, abrasive et coupante. Des crevasses profondes de part et d'autre des petites crêtes sur lesquelles nous évoluons ne rassurent pas. Si l'on tombe, gare aux plaies profondes. Marcher ainsi est fatigant, car cela nécessite une concentration constante.

La barrière de corail est collée au littoral. Les vagues s'écrasent dessus...
Ainsi découverte, on comprend mieux le rôle de protection de cette masse tout autour du lagon.
Les petites falaises tombent à pic dans l'océan : "le récif" si prisé par les petits poissons et les gros, très gros aussi (avec des grandes dents....).
Damas nous attend à l'arrivée et nous revenons à notre point de départ. Il nous raccompagnera à notre gîte, heureux et fourbus...
Pendant ces trajets, nous discutons avec les gens. Nous nous imprégnons un peu plus de leur culture et leur mode de vie...Ils ne l'ont certes pas facile, mais Céline nous a dit qu'elle était heureuse là...
Nous prendrons notre dernier dîner à l'abri de nattes de palmier, car il fait trop froid pour dîner sous notre petit faré.
Ah oui ! Je ne vous ai pas dit ! il n'y a pas d'eau chaude...et nous dormons avec une couverture la nuit....
16 avril 2009
Maré # 3
Réveil en douceur. Ce matin, nous resterons dans le coin. Nous paressons et prenons notre petit-dèj au même endroit. Il fait très beau et le vent est un peu tombé. Je file rejoindre le reste de la famille...mais je ne peux m'empêcher de prendre quelques clichés.


Nous n'avons toujours pas trouvé de voiture de location. Or, nous voulons visiter le Nord de l'île. Le chauffeur de la navette qui nous a transporté jusqu'ici, nous loue volontiers son véhicule pour l'après-midi.
Nous avons donc toute la matinée pour aller explorer les fonds et lézarder sur la plage.


Un premier groupe enfile la panoplie "snorkeling" et part à la découverte de la faune sous-marine. Je m'étale sur ma jolie serviette achetée en Australie...et reste 1 minute 3/4 ! Je suis attaquée par d'énormes taons ! Alors voyez-vous, amis de la blogosphère, ces jolies plages de sable immaculé ont aussi leur défaut !

Des enfants de la tribu voisine pêchent dans l'eau turquoise.
Je prends à mon tour mon équipement et pars évoluer à travers les patates de corail qui forment tout un dédale. Je n'ai jamais vu aussi bien dans l'eau : des poissons de toutes les couleurs, des "némo" dans leurs anémones, des coraux fluo et l'eau qui est plus chaude au-dessus de cette vie foisonnante !

Notre voiture arrive vers midi et accompagné de son propriétaire.
Maré est une succession de couches de corail culminant à 140m de hauteur. Mais l'intérieur de l'île est un ancien lagon, qui est donc truffé de gouffres et de grottes en tout genre !
Un arrêt au bord de la route, non pas pour admirer encore la vue, mais
pour s'engouffrer dans la végétation luxuriante de l'île. Et au bout du
chemin, un grotte avec son mini-lac d'eau douce. Nous ne l'aurions pas
trouvée, sans notre chauffeur ! Les hommes venaient s'y baigner, à la
fraîche, tandis que les femmes avaient un autre bain, plus loin et
beaucoup moins sympathique !


Une odeur de fromage avarié flotte dans l'air ! Des espèces de grosses larves jaunes pourrissent par terre. Se sont des nono !
Son jus a des vertus reconnues contre les maladies dégénératives, tel le cancer et prolongerait la vie !
Mais son odeur et son goût très amer et surtout son aspect me rebutent totalement !
Nous partons vers le Nord. Le centre de l'île est un immense plateau avec peu de végétation et pas d'habitant, mais des carrières de corail et des gouffres !
Nous arrivons à la mission catholique et au chef lieu du Nord : la Roche. 
Il n'y a pas beaucoup de monde dehors, c'est l'heure de la sieste ! Après avoir fait le tour de toutes les tribus environnantes, nous trouvons enfin notre épicerie pour acheter de quoi déjeuner !
Puis nous filons vers la curiosité du coin : le Saut du Guerrier.

La légende dit qu'un guerrier poursuivi par des ennemis aurait sauté par-dessus la brèche et ainsi continué sa route. Ses poursuivant seraient tombés dans l'eau...
Nous cherchons un coin d'ombre pour déjeuner...de sandwichs au pâté (on ne va manger que cela au déjeuner pendant 4 jours...). Puis nous retournons à la mission admirer son presbytère et discuter avec les habitants.

Ces derniers préparent activement la fête de Pâques et surtout la venue de leur évêque en Mai pour les confirmation.
Nous continuons notre route, ponctuée de "Bânjour !" des nombreux enfants des tribus. Ici, tout le monde se salue, comme dans le Nord de la Grande Terre. Ce qui est une habitude ici, est considérée comme une agression en métropole !
Nous continuons notre périple, en admirant au passage quelques beaux paysages.
Je voulais aller voir un endroit connu dans l'île. Le gîte "Seday" est composé de petites cases traditionnelles dont la plus connue est minuscule (seulement pour deux personnes) est sur une île coralienne.


La lumière orangée de fin de journée dore les toits de chaume.

C'est un coin paisible où l'on resterait bien...mais le tour n'est pas terminé.
Céline nous avait recommandé une plage où l'on voyait des tortues le soir : la plage de Mebuet.
Nous y arrivons, le soleil touche presque l'horizon.
Petit Mari, Tibo et Alix partent se baigner malgré le manque de lumière.

Ils ne verront rien mais ont trouvé l'eau très chaude et le coucher de soleil magnifique..
Nous arriverons à Tadin à la nuit tombée, (nous voulions faire le plein d'essence, les cuves de l'île sont vides. Le ravitaillement n'arrivera que 4 jours plus tard, par bateau...).
Le soir, au dîner, nous (les parents) avons mangé cela :
De la roussette ! La chasse est autorisée au mois d'avril et fortement réglementée. Céline nous l'avait préparée avec une sauce au vin accompagnée d'igname, de patate douce et de bananes poingos. Elle avait bien sûr enlevé les ailes et la tête !(Alouette...). C'était DELICIEUX ! Cela a le goût de lapin ! Nous nous sommes régalés ! Et les enfants aussi !
Après le dîner, un conteur est venu nous conter des légendes de Maré. Tout le camping et la famille étaient autour d'un feu de camp sur la plage, éclairé par la pleine lune...Je n'ai pas pris de photos, car nous avons eu un petit problème...
Augustin, parti chercher l'APN, me dit qu'il est cassé...il fait un bruit de verre brisé quand on le bouge. L'opercule est enfoncé. Impossible de l'enlever...Autant vous dire que je n'ai écouté les légendes qu'à moitié...Je cogitais à fond ! "j'ai pourtant bien posé la sacoche sur le petit muret...je ne comprends pas qui a bien pu la faire tomber ou shooter dedans..."
Une fois la veillée terminée, nous mettons au courant Petit Mari et rentrons dans notre case...Et là, nous rencontrons le fautif : UN RAT !
Attiré par l'odeur des gâteaux dans un sac, il a fait tombé la sacoche en passant dessus. Le trou dans l'emballage et la galerie dans le cake en sont la preuve !
Petit Mari m'a avoué qu'il avait vu le gros rat le premier soir, mais n'avait rien dit à personne....J'avais entendu gratter au petit matin, mais je pensais que c'était le chien....Je n'ai pas bien dormi les fois suivantes...
Finalement, l'APN n'avait rien, le filtre UV ayant tout pris !
DEMAIN REVEIL A L'AUBE...
14 avril 2009
Maré #2
Il fait beau lorsque nous ouvrons la petite porte en bois de notre case. Tout le monde a bien dormi et personne n'a ronflé...seulement deux ou trois phrases lancées par les plus bavards dans leur sommeil !

Nous prenons notre petit-dèj préparé par Céline face à la mer..ou plutôt au mini lagon. L'eau est incroyablement claire et les patates de corail toutes proches.

Mais nous n'avons pas le temps de nous baigner, car nous voulons aller faire un tour au marché de Tadin. La localité principale de l'île avec ses bâtiments administratifs, sa gendarmerie et son port.
Mais nous n'avons pas de moyen de transport (nous nous y sommes pris un peu tard pour louer une voiture...)Qu'à cela ne tienne ! nous avons l'habitude de "faire du pouce" ! Mais nous sommes 6 ! Nous partirons donc par équipe de deux (les deux grands, le père et sa fille, ma pomme et mon Tibo) et c'est à celui qui arrivera le premier...un deal entre "la Carte aux Trésors" et "Pékin Express" !
Les deux grands partent de leur côté, très motivés, mais finalement arriveront après nous !
Après avoir acheté des provisions pour le déjeuner, nous repartons, à pied, vers un point caché de l'île. Mais nous nous arrêtons souvent pour contempler l'eau...


Pas évident de prendre des photos sous le soleil des Tropique en plein midi ! La lumière est très forte et les ombres trop contrastées (un cours de perfectionnement chez un photographe va y remédier...je l'espère..).

Nous continuons notre route. L'eau est incroyablement claire ! On distingue bien les patates de corails et les poissons évoluant autour.
Les enfants râlent, car la route monte et personne à l'horizon pour nous prendre. On leur dit que notre point d'arrivée est proche : "juste après ce virage...je reconnais...". Evidemment, ce n'est JAMAIS le bon virage !


L'habitation traditionnelle est très présente sur l'île. Les jolies cases côtoient les maisons "en dur". Mais ces premières sont encore habitées. Le temps s'égraine, doucement...et c'est tellement bon et reposant !
Nous arrivons enfin, après un virage, à l'endroit désiré : l'Aquarium naturel !

Un trou d'eau de mer alimenté par un syphon au milieu de la végétation luxuriante. L'océan est juste à côté, on entend le bruit des vagues furieuses contre le corail. L'eau est si claire que l'on voit le moindre petit poisson évoluer. Mais c'est un endroit "tabou" et l'on ne doit pas s'y baigner.
Nous repartons donc vers une plage proche pour déjeuner. Le "pouce" est permis, et à peine levé, la première voiture nous prend (une partie de la famille seulement...l'autre suivra...).

Un petit coin à l'ombre, de l'eau turquoise, transparente et juste bonne...quoi demander de plus...
Après une pause longue et tranquille, nous reprenons, non pas la route mais un sentier qui nous conduira vers d'autres plages. Car ici, une partie de ces étendues de sable blanc se gagne à la sueur du front.

Le soleil cogne au zénith et les casquettes ne protègent pas la nuque ! Nous évoluons dans des cocoteraies dans lesquelles les hommes et les femmes travaillent en ce moment. C'est la période de réfection des toits de chaume. Des bottes de feuilles de palmes séchées sont soigneusement rangées en attendant de couvrir une case.
Le bruit sourd des vagues sur le platier s'intensifie, nous approchons de la plage.
Le vent souffle fort, personne sur le sable blanc jonché de graines et de coquillages ! Un petit paradis, rien que pour nous !


Les plages se succèdent, entrecoupées de cocoteraies. Les poches se remplissent de coquillages et de graines. L'eau est toujours aussi bleue.

Encore une plage et nous débouchons dans les jardin du "Nengone Village" (le seul hôtel de l'île !). Le décors est différent: de jolis bungalows et une pelouse bien tondue.


Nous prenons un verre au bord de la piscine et rentrons de nouveau en stop jusqu'à notre maison.
Après un dîner un peu froid (pas les plats, mais l'air. Le vent souffle et la nuit, il ne fait pas chaud...), nous nous couchons rapidement car nous devons nous lever aux aurores le lendemain.

