Depuis à peu près 25 ans, je fais partie d'un club de lecture "bibliothèque tournante". Au grès des mutations de Petit Mari, j'en ai fait partie un peu partout dans le monde. 
C'est donc la première chose que j'ai cherchée ici : un groupe de lecture francophone. Les filles de mon club sont pour la plupart d'origine française de France, mais certaines sont d'ici et même d'Egypte. Ce qui enrichit le débat et surtout le choix des lectures. 

L'organisation de ce club diffère des autres. Nous proposons des livres que nous avons aimés, mais nous avons également choisi 5 livres à lire dont nous débattrons pendant une soirée. Un tous les deux mois à peu près. 

L'année dernière, le premier livre que nous avons dû lire était :"Dieu, et nous seuls pouvons" de Michel Folco.images-2

Je ne connaissais pas l'auteur et le titre ne me disait rien que vaille. Mais il fallait que je le lise, juste histoire de dire si j'avais aimé ou pas. Si j'avais eu du mal à le terminer, par devoir....

La scène décrite dans les premières pages est difficile. Le vocabulaire choisi est juste et percutant. J'accroche tout de suite. Michel Folco raconte l'histoire des bourreaux en France. Idée très originale. 

L'auteur joue avec les mots avec jubilation. Il touche "la substantifique moelle" de la langue française. C'est un bonheur de le lire. Il arrive même à vous faire rire avec un sujet aussi sérieux et surtout sordide que la vie des "exécuteurs publics". 

Une découverte donc, non seulement pour moi, mais pour d'autres filles de la bibliothèque qui s'arrachent les autres tomes. 

 

 

 Car il continue sur sa lancée avec une autre famille de Pibrac qui croisera les descendants des premiers bourreaux de France.

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Je viens de récupérer le dernier. Nous sommes au début du 20ème siècle...j'ai hâte de le commencer, mais je lis les autres livres que j'ai pris avant, histoire de l'aprécier pleinement. 

Pour les amoureux de la belle écriture, allez y. Mais attention, le vocabulaire peut être parfois très cru et réaliste !

Merci Michel (qui a arrêté l'école en 4ème!) pour ces petits moments de bonheur et surtout de défendre encore cette langue si riche en histoire, malmenée ces derniers temps...