07 mai 2012
Sur la place
Un shooting photo à faire dans un appart (mon oncle est architecte et je prends les photos de ses travaux terminés. Son book quoi !)en début d'après-midi. Puis je suis partie du côté de l'Etoile pour aller voir les toiles d'une amie dans une galerie (qui était fermée!).
Il ne fait pas trop mauvais...je m'arrêterai près de l'Arc.



Beaucoup de monde : des chaînes de télévision étrangères, des jeunes danseurs fort doués et surtout un cycliste japonais pris en photo devant le drapeaux français et son vélo, avec son Ipod. Nous avons engagé la discussion (avec mon apn Ni...autour du cou, c'est facile...)en anglais (faut bien que je m'exerce..). Ce jeune homme arrive tout droit (ou presque) du japon sur son deux roues et compte ralier la Turquie. Il y parviendra en 6 mois en traversant le Luxembourg, la Belgique, l'Allemagne...et ainsi de suite jusqu'à Istanbul ! Très surpris par les prix pratiqués par les hôtels dans le coin, il m'a demandé où il pourrait trouver un gîte par cher...Il est parti avec son vélo, ET J'AI OUBLIE DE LE PRENDRE EN PHOTO !!!
Je prends le tunnel avec tous les touristes, et ressors sous le drapeau. Drapeau majestueux qui se déploie au grès des courants d'air. (et il y en a sous l'Arc, je puis vous le dire...)



Que voulez-vous, je vous en mets la dose, mais ce drapeau m'a fascinée. On aurait dit la robe en soie d'une élégante femme en train de danser virevoltant autour d'elle.
La flamme est gardée, on s'active pour que tout soit prêt demain. Nous aurons deux présidents pour le prix d'un...


J'aime prendre les gens sur le vif ! beaucoup de monde, je me régale.
Un dernier clin d'oeil, et je repars.


La galerie était fermée, je me suis perdue et finalement suis arrivée là où je voulais aller. Pas de sens de l'orientation, mais de l'observation. Et c'est tellement bon de se perdre dans les rues de Paris...
06 mai 2012
Canada #4 : Saint Jean
Saint Jean (San John) est la capitale maritime du Nouveau Brunswick. Le plus gros employeur de la ville est la Société Irving, gros conglomérat d’industries en tous genres et surtout présente dans le port dans le secteur pétrolier. Ce qui intéresse mon Homme…

Il pleut lorsque nous arrivons. Des averses, il ne fait vraiment pas chaud. Nos doudounes sont les bienvenues…Nous n’avons pas encore le réflex canadien : au-dessus de 5°, on sort le short (enfin presque !).


L’architecture de la vieille ville est différente de celle de Moncton. Mais pas le temps de flâner, nous avons rendez-vous avec Marie Paule du Centre Accueil des Francophones. Jolie brin de femme qui nous expliquera la vie ici, et nous baladera un peu partout. Un accueil très agréable (le tutoiement est de rigueur…). Son exposé est précis, concis et répond à nos attentes. Car la ville de Saint Jean est en majorité anglophone.

Deux heures après, le soleil est de retour. Nous partons à la découverte de la vieille ville qui a brûlé au ¾ à la fin du 19ème siècle. Les maisons étaient toutes en bois, ce qui a facilité la propagation de l’incendie. Des architectes de Montréal, mais aussi de Boston, et Chicago, ont été appelé pour reconstruire la ville en 4 ans, d’où cette similitude architecturale de « la nouvelle ville » d’avec ces grandes sœurs américaines,

Ce quartier est facile à visiter : un rectangle avec ses rues perpendiculaires. Mais au fur et à mesure que nous nous éloignons du centre, nous rentrons dans le vieux quartier épargné.



J’aime la régularité et l’harmonie des façades hausmaniennes, mais aussi celle hétéroclite de ces maisons victoriennes. Certaines sont en fort mauvais état, mais ne manquent pas de charme !

« San Fransisco s’éveille… » (la rengaine dans ma tête : « c’est une maison bleue adossée à la colline »)

Juste un détail que l’on ne voit plus dans nos villes, mais que j’ai retrouvé dernièrement en Inde : les poteaux électriques et les nombreux fils qui en partent. Ici, il y en a partout ! Ce qui gâchent les photos…

Nous revenons vers le port. Pas vraiment un port de plaisance, mais plutôt commercial.

L'été, d'immenses paquebots font escale et gâchent la vue... le temps se couvre de nouveau…

Pause à l’hôtel, puis dîner dans une brasserie sur les quais…
Nous retrouverons notre hôtesse demain…
29 avril 2012
Cookies chips
Les cookies comme au States, croustillants sur les bords et moelleux au milieu.
Après des essais infructueux de recettes trouvées sur la toile, (trop de farine... pas assez de beurre... trop de sucre..)celle-ci me semblait pas mal.
Lors de nos dernières vacances sur une petite île sauvage, j'ai repris mes essais. Alors que j'enfournais ma première tôle, je me suis aperçue que j'avais oublié de verser l'autre moitié de ma farine ! Les cookies s'étalaient de plus en plus au fur et à mesure de la cuisson.
Après avoir donné quelques ordres à mes commis de cuisine, je suis partie faire un tour...La lumière particulière après l'averse titillait mon APN.
A mon retour, les poumons plein d'iode, les enfants m'ont dit que j'avais fait des cookies d'Ikéa ! Gâteaux immondes que mes loutics aprécient fortement. (A la lecture de la composition de ces gâteaux, je ne veux plus en acheter...)
J'ai donc recommencé en ce dimanche d'avril,
à manger avec un mug de thé chaud, près d'une cheminée...si possible...

COOKIES AMERICAINS À MA SAUCE
Ingrédients
- 114gr de beurre mou
- 220gr de farine, 180gr de farine
- 1 gros oeuf
- 200gr de sucre roux bien tasse
- 3 cuilleres a soupe de sucre
- 1/2 cuillere a cafe de bicarbonate de soude
- 1/2 cuillere a cafe de levure chimique
- 1/2 cuillere a cafe de sel
- 2 cuilleres a cafe d'extrait de vanille
- 1 1/2 cuillere a cafe d'expresso en poudre
- 300gr de pepites de chocolat
Preparation
- Préchauffer le four a 140° C. Dans un bol, battre le beurre mou et les sucres jusqu'a ce que le mélange soit homogène, 30 secondes environ avec un bateuur électrique. Ajouter l'oeuf et l'extrait de vanille et battre 30 secondes supplémentaires.
- Tamiser la farine (j'ai réduit la farine...j'ai trouvé la bonne mesure pour mes gourmands), la levure et le bicarbonate au-dessus d'une deuxième bol et l'ajouter au mélange beurre/sucre. Battre lentement jusqu'à ce que la farine soit à peine incorporée (20 secondes environ). Ajouter l'expresso en poudre et les pépites de chocolat et les incorporer à la spatule. La pate obtenue est molle et appétissante.
- Recouvrir une grande plaque de cuisson de papier sulfurisé. A l'aide d'une cuillère à glace ou, à défaut, d'une cuillère à soupe, déposez des petits morceaux de pâte sur la plaque en laissant 2 a 3 cm d'espace entre deux tas. Aplatir les tas à l'aide d'une cuillère à soupe et enfourner jusqu'a ce que les bords des cookies commencent à dorer, 20 minutes environ (à voir avec votre four...)
- Laisser refroidir sur une grille et déguster tiède. C'est à ce moment qu'ils sont les meilleurs !

Ma fournée de ce matin est déjà engloutie. Et mes garçons ne sont pas là !
J'ai donc trouvé ma base, à décliner à l'envie : noisettes, choc blanc, praline, fruits secs, canneberges (j'en ai rapporté plein du Canada !)...
27 avril 2012
Double éclair

Photo prise par mon fils aîné qui a de plus en plus de talent...
26 avril 2012
New Brunswick#3 : Sussex

A peine le temps de retrouver nos amis pour une soirée, nous partons le lendemain matin sous un ciel bleu (encore...)vers Saint John, le port du Nouveau Brunswick.
Mais avant halte dans la petite ville de Sussex, étape obligée avant d'aller dans les stations de ski.


La "vieille ville" est très colorée. La brique rouge contraste fortement avec le ciel. Quelques boutiques d'articles de ski et de sports de montagne.

La ville est surtout connue dans la région pour ses murs peints.


Il faut les dénicher un peu partout dans les rues. Certaines sont plus réusssis que d'autres...
Nous continuons notre route vers la mer...et les nuages...
25 avril 2012
Seul au monde
22 avril 2012
Canada#2 : La côte Nord-Ouest
Il fait un temps splendide. Encore du ciel bleu au réveil.
Nous laissons nos copains en famille et partons explorer la côte Nord-Ouest de la Province. A 25 km de Moncton, le petit port de Shédiac sera le point de départ de notre voyage. Capitale du homard, c’est un village tranquille. Point de pêcheurs sur les flots, la saison n’est pas encore commencée.


Le homard du Nouveau Brunswick est connu dans le monde entier (il me semble que celui de mon Picard vient d'ici!). En pleine saison, il est moins cher que le poulet et le Mac Do local le sert au menu.

Une autre particularité de la région est la fierté et la fidélité des habitants pour leur pays : l’Acadie. Son drapeau : bleu/blanc/rouge avec son étoile. On le voit partout. Les maisons ont l'étoile accrochée à leur flanc près de la porte d'entrée. Les hommes sont francophones avant tout et sont heureux de parler la langue avec nous...même si l'accent fort prononcé et le vocabulaire très riche et parfois un peu "désuet" ne facilitent pas la communication ! Mais c'est une bonne claque pour nous français, qui malmenont cette langue si riche.


On arrive à Bouctouche, assistons à la fin de la messe des Rameaux, prenons quelques photos de forts jolies demeures et continuons notre chemin à la recherche de nourriture...(une grosse salade composée et des cookies achetés à la superette du coin feront l'affaire). Les cimetières sont dépourvus d'enclos et c'est bien beau.

Nous arrivons à la dune de Bouctouche : longue langue de sable protégée par une passerelle. Nous nous garons dans le parking près de la forêt, encore enneigée.


Nous faisons 100m, traversons la route, et nous voici au bord de la mer. Déroutant le changement de paysage. Il y souffle un vent glacial à décorner les boeufs, mais chargé d'iode !

La passerelle a été malmenée par les tempêtes de l'hiver. Notre balade ne sera pas longue.


Est-on vraiment au Canada ??? Un mois avant notre balade, l'océan était encore de la banquise et une tempête de neige gelait sur place nos copains....

Nous continuons notre route...y a comme un air d'Amérique..Nous nous acheminons vers un autre parc naturel au nom indien imprononçable pour nous autres européens : Kouchibouguac. Personne à l'entrée. Le parc est fermé entre deux saisons. Nous voulions nous acquitter du droit (comme en Australie ou en Nouvelle Zélande, on paie un droit d'entrée dans les Parcs Naturels, qu'on les traverse ou qu'on l'y reste quelques heures ou jours. Ce qui est une très bonne initiative, au regard de la route impeccable que nous empruntons !)

Le nez sur la carte, je déniche le départ d'une balade et un endroit fort charmant, quoique un peu venteux, pour pique-niquer. A l'abris d'un talus, dans l'herbe jaunie par la neige, on crâme au soleil...On est bien...
Mais avant, j'ai besoin de me défouler, de "mettre en boîte" ce paysage, le lac à moitié gelé. Je traverse la passerelle en bois. Le vent cingle. J'ai les doigts gelés malgré mes gants. Vite...capter l'émotion que je ressens...Dieu que c'est beau. L'air est si pur.


Encore une...
Une petite sieste au soleil et nous reprenons notre route, un peu plus vers le Nord. Nous retrouvons la mer, les bateaux des pêcheurs et leurs casiers de homards, et un reste de banquise...

Nous arrivons à Miramichi. Petite ville construite le long de la rivière du même nom, connue surtout par les amateurs de pêche au saumon.
Ville sans aucun intérêt, sauf ce pont à la forme particulière. Nous rebroussons chemin et cherchons une balade à faire, histoire de nous dégourdir les jambes et surtout de brûler toutes les calories que nous emmagasinons depuis 3 jours.
Nous la trouvons : près d'un lac, à la lumière dorée du soir...


Les oies sauvages sont de retour. La passerelle qui préserve la biosphère et surtout qui nous évite de marcher dans l'herbe spongieuse.

La petite boucle, rapide à faire, longe le lac.

La température descend rapidement dès le soleil disparu. Nous rentrons sur Moncton, gavés de soleil, images et surtout saoûlés par le vent.
15 avril 2012
Canada #1 : Moncton

Moncton, capitale économique du Nouveau Brunswick, cette ville de 120 000 habitants a été notre point de chute pour la semaine. Nous y avons retrouvé des amis partis vivre dans ce pays 4 years ago. Leur maison est grande, fonctionnelle et fait rêver les petits parisiens que nous sommes : « et si le luxe c’était l’espace ? ».

Quatre ans que nous les avions pas vus (à part sur Skype), et c’est comme si nous les avions quittés hier…
Nous sillonnerons la ville pendant quelques jours, visiterons des maisons et des quartiers, des centres commerciaux, des écoles, l’université…
Il fait un temps magnifique. Le ciel est bleu marine et malgré des températures en dessous de 10°, le froid ne se fait pas sentir. L’air est très sec. Un climat de montagne.



Le vieux quartier de Moncton est résidentiel, taillé au cordeau, ponctué d'espaces verts. 
A part quelques vieux immeubles en briques de la fin du 19ème, début du 20ème siècle, la plupart des logements sont des maisons typiques, en bois ou en brique.

Je me délecte…j’aime cette architecture. Et même si les jardins sont un peu à l’abandon à la sortie de l’hiver, les habitants prennent soin de leur environnement.

Nous respirons enfin ! Pas de bruit intempestif, ni de pollution. Les personnes que l’on croisent nous saluent. Il est vrai que les piétons ne sont pas légion à cette époque de l’année. Et deux touristes, emmitouflés, une carte à la main, se repèrent facilement !


Quelques oies sauvages dans le parc de l’université. Les oiseaux migrateurs rentrent de leur résidence d’hiver. Prendre le temps de regarder autour de soi, de dénicher la marmotte près de son terrier (oui…en pleine ville… la montagne…). Nos amis ont même vu des loutres jouer dans la fontaine du square proche de chez eux !
Nous prenons contact avec la ville, avec le bureau qui accueillent les nouveaux arrivants, du monde entier...mais francophones.
Les soirées sont courtes du fait de notre décallage horaire, mais les échanges et les renseignements de nos copains sont fructueux...et quoi de mieux que de discuter autour d'un bon verre lovés dans des canapés !
13 avril 2012
Le Nouveau Monde
Au départ de Paris, à l’étage du A 380, près du hublot derrière l’aile (mauvaise place…les réacteurs font beaucoup de bruit).

Du brouillard de pollution au-dessus de la région parisienne…puis les plages du débarquement, le Mont Saint Michel, la côte bretonne, et l’océan…
Et quelques heures après, le ciel se dégage, la baie du Saint Laurent : Terre Neuve et les rives nord du Québec et l'île d'Anticosti sous la neige. Le ciel est bleu…jolie vue d’en haut.


Puis de nouveau les nuages et la pluie à Montréal…Un autre avion, plus petit, similaire à celui que l’on prenait pour aller sur les îles.
Nous voici au Canada. Plus précisément le Nouveau Brunswick pour une semaine. C'est une des Provinces atlantiques du Canada, l'Acadie, complètement à l'Est, sur l'Océan.
Une semaine de rendez-vous et de découvertes. Une semaine chez des amis de Calédonie retrouvés là.
Voyage exploratoire…
12 mars 2012
Les meringues sont meilleures le lendemain
Dans mon panier de course, peu de produits finis. Que des matières premières. La tendance du moment est "made-home", le retour aux plats de tradition préparés avec amour, n'est ce pas chères blogueuses !
Ayant fait quelques litres de glace à la vanille, j'avais des blancs d'oeuf en réserve. Macarons, financiers, blancs en neige, et meringues : beaucoup de possibilité d'utiliser l'albumine, la précieuse albumine.

Cette recette issue de mon livre tout tâché "les petits gâteaux" de la collection Marabout est simple et inratable.
Petites meringues si douces, si légères, si bonnes :
Il vous faudra :
3 blancs d'oeuf (un blanc d'oeuf pèse environ 35 gr)
100gr de sucre en poudre
100gr de sucre glace
une pincée de sel et quelques gouttes de citron.
Un peu citron et de sel dans les blancs avant de les monter en neige un peu ferme. Puis ajoutez les sucres tout doucement. Les blancs auront alors une jolie couleur nacrée, irisée. Les fouets de mon vieux batteur peinent. Ma meringue est prête.
Là, votre imagination peut donner la forme que vous voulez à votre meringue sur une feuille de papier sulfurisé, mais veillez à ce qu'elles aient la même taille pour la cuisson.
Enfournez 45 min à 120°. Les meringues sont cuites lorsqu'elles se décollent facilement de la feuille et qu'elles font un joli bruit de coque vide lorsqu'on les tapote.

Si vous les voulez bien sèches, laissez-les refroidir dans le four. Sinon sortez-les. La coque sera croquante et le coeur mou.
Attendez quelques heures avant de les manger. Le coeur aura séché et collera aux dents ! 
C'est ainsi que je les préfère !
Les photos ont été faite par mon fils aîné qui aime jouer avec l'APN. Une activité demandée pendant ces vacances.





