16 mai 2013
Yamoussoukro
Du retard...du retard...mais entre les coupures internet et celles d'électricité...soyez indulgent.
Dans le post précédent, je vous présentais la basilique Notre Dame de la Paix à Yamoussoukro.
Voici donc quelques photos de la "ville".
La route qui y mène est complètement défoncée et la circulation y est plus que dangereuse (j'ai pris quelques photos). Vous quittez donc cette petite route, pour une 6 voies au milieu de la pampa !
Avec lampadaires (je ne sais pas s'ils fonctionnent), trottoirs et même encore les lignes de démarcation des voies.

Les camions (nombreux...très nombreux) ont ainsi la place pour se doubler...
Nous n'avons que traversé la ville sur la route du retour. Le temps pressait, il fallait déjeuner et nous voulions arriver avant la nuit à Abidjan.
Voici donc quelques photos "volées" de mon fauteuil.
La basilique qu'on ne peut rater avec son lac. Il y a en effet des caïmans. Les plus gros sont dans la partie juste devant l'ancien palais présidentiel. Elle est entourée de barrières et est interdite depuis Noël dernier. Le vieux soigneur qui officiait là depuis près de 40 ans allait prendre sa retraite. Alors qu'il nourrissait les bestioles, il a eu un moment d'inattention et s'est fait bouffer par le plus gros...Aucune reconnaissance...quelques jours après, un jeune qui voulait récupérer sont portable tombé de l'autre côté, s'est fait aussi manger...Dangereuses ces bébêtes...On se méfie donc des hautes herbes dans le coin.
La photo avec la poubelle...pourquoi me direz-vous ? C'est la première fois que j'en vois une en Afrique, dans la rue. Le passager sur la moto, un grand chef sans doute.
L'hôtel Président, LE grand hôtel de Yam avec son restaurant panoramique, hors de prix et de qualité moyenne...Tous les grands de ce monde ont séjourné là lorsque Houphouët Boigny était président.
Le long mur jaune est le mur d'enceinte du palais présidentiel et des maisons pour les invités. Un immense parc clôt et vide...tout est vide...
Le quartier musulman est un peu plus "vivant" ! (il a fallu contourner la chèvre qui s'était arrêtée en plein milieu du carrefour). Nous prenons de l'essence près de la gare routière. Les femmes s'agitent, pendant que d'autres prient.
Déjeuner (pas top du tout...à éviter) chez une française qui n'a pas la langue dans sa poche. Puis l'on reprend la route vers le sud.
Je n'ai pas du tout aimé cette ville. On dirait une citée russe abandonnée. Et tout ces installations "pour en mettre plein la vue" aux autres grands de ce monde...Nous n'avons pas tout visité : la fondation Houphouët Boigny, les grandes écoles, le parlement, le palais présidentiel...
Une amie qui vit en RCI depuis très longtemps, me disait que cette sensation de "ville morte" était encore plus flagrante 20 ans auparavant, car il n'y avait que 2000 habitants.
Nous reviendrons quant l'autoroute sera enfin ouverte...si elle l'est un jour...l'état n'arrive pas à payer la fin des travaux...
11 mai 2013
Notre Dame de la Paix
Beaucoup de personnes croient que la capitale de la Côte d'Ivoire est Abidjan. Que nenni ! C'est Yamoussoukro, à 240 km au Nord. Village natal du Président Houphouët-Boigny, dont il était le maire, ce n'était qu'une grosse bourgade avant sa venue au pouvoir.
Il en a fait sa capitale administrative et gouvernementale. Une ville posée au milieu de nulle part avec des artères de 6 voies ! Mais je vous en ferai part dans un autre post.
Il fait une chaleur torride (36°), mais beaucoup plus sec qu'à Abidjan, plus supportable...Le monument majeur de Yakro (pour les intimes ou les snobs...) est sans conteste la basilique Notre Dame de la Paix...
Nous sommes seuls à nous présenter à l'entrée. Le guide arrive peu après. Sensation de vide...pas un arbre, juste cet énorme dôme avec ses deux bras.
Le guide arrive en mobylette 1/4 d'heure après (il ne doit pas voir beaucoup de touristes dans la journée...). En attendant, je m'imprègne du site...
Le Président Houphouët-Boigny voulait exprimer sa foi et son action de grâce à Dieu. Il donna une partie d'une cocoteraie (130 hectares...) lui appartenant pour construire le bâtiment et ses jardins. Ils ont arrachés tous les cocotiers, et planté un jardin "à la française" à la place...ben dommage...pas d'ombre...et le jardin...pas du tout adapté au climat...bref...
Le petit bâtiment que vous voyez caché derrière les colonnes, est la résidence privée du pape..il est venu une fois, lors de la bénédiction de la basilique. Il y en a un autre de l'autre côté pour les 4 prêtres attachés à la paroisse.
Il arrive...la visite commence...les photos sont interdites dans le bâtiment...tout du moins en bas...
Voici quelques dates piquées dans le site officiel.
- Août 1985 : Bénédiction de la première pierre par le Pape Jean Paul II;
- 2 février 1986 : Pose de la première pierre;
- Juillet 1986 : Début des travaux ;
- Septembre 1989 : Fin des travaux;
- 10 septembre 1990 : Consécration par le Pape Jean Paul II;
- 1er janvier 1991 : Ouverture officielle au culte.
Vous pouvez donc remarquer que le site a été construit en trois ans : les équipes se relayaient 24h/24. La basilique en elle-même n'est que le coeur de l'église sous un dôme gigantesque. Le guide est très fier de nous montrer, dessins à l'appui qu'elle est beaucoup plus haute que Notre Dame de Paris et même Saint Pierre de Rome. Mais pas plus grande...
Une vue d'en haut...j'étais collée contre le mur, me tenant le ventre...C'est Petit Mari qui a pris les photos, car on avait le droit à cette hauteur. Les grosses colonnes sont creuses et en béton. Deux d'entre elles renferment un ascenceur. Les autres se partagent les escaliers et les gaines techniques. Alors que nous attendions de monter, une panne de courant a bloqué les machines...il fût plus sage de prendre les marches. D'autant plus que la cabine était occupée !
Les bancs ont été fabriqués en France avec du bois des forêts ivoiriennes. A chaque place, un petit coussin rouge pour son postérieur et sa clim perso dans le dossier du fauteuil juste devant ! Une prouesse technique qui fonctionne encore. Les grands vitraux s'ouvrent pour laisser l'air circuler. Mais pour ne pas que celui qui est froid file dehors, des souffleries en forme d'anneaux propulsent de l'air de façon à faire un mur protecteur. Il n'y a donc pas d'échange...Star Wars en pleine Afrique ! ou comment construire une cathédrale avec les prouesses technologiques d'aujourd'hui...
Les vitraux ont aussi été fabriqués en France, à Nanterre. Ils sont fait à l'ancienne, mélangant la technique de la grisaille (les détails sont peints en gris sur les verres de couleur) et les pièces plus modernes, le tout cerclé de plomb. Se sont les plus hauts du monde...je vous laisse imaginer le transport. Le sol est en marbre d'Italie, du Portugal et d'Espagne. L'énorme lustre du baldaquin en verre de Murano et ses colonnes dans lesquelles sont intégrés des haut-parleur absolument invisibles sont en cuivre...
La coupole fait 80 m de hauteur. Impression d'être dans une immense piscine dont je ne verrai pas les parois...toujours ce vertige et cette sensation d'être perdue dans tout ce bleu. Sa structure est en acier à la manière d'Effeil et son revêtement en plâtre peint. Je me demande comment ils feront lorsqu'il y a aura des retouches à faire. L'église est jeune : 10 années seulement..
Nous retournons sur la terrasse extérieure profiter de la magnifique vue.
1km sépare le portail du fond à la porte d'entrée. Les colonnes extérieurs sont en béton qui reproduit impeccablement la pierre. La colombe est en marbre. Houphouët tenait beaucoup au maintien de la paix dans son pays... Le revêtement de la coupole est en aluminium. Matériaux léger et inaltérable.
Nous devons repartir...le ciel se charge à l'horizon, nous avons encore une bonne heure de route (deux en fait, le revêtement est si mauvais...). Encore quelques photos au milieu de la place pendant que le reste de la famille court se désaltérer.
Bon...la basilique est belle...mais elle a coûté 80 milliards de francs CFA (à la louche 120 millions d'euros...) ! ce chiffre me met mal à l'aise, car il n'y a pas que cela dans la ville. Vous me direz que les cathédrales ont dû coûter autant...mais dans un pays aussi pauvre...l'argent aurait pu servir à autre chose...Les défenseurs de ces constructions disent : "Vous avez bien le château de Versailles, le palais du Luxembourg et autres bâtiments dans lesquels les touristes affluent. Alors pourquoi pas nous ? " Sauf qu'il n'y a pas de touriste à Yam...Seulement deux grandes célébrations par an (veille de Pâques et Noël)...et surtout une autoroute commencée il y a 10 ans et toujours pas finie, faute de moyens financiers...
L'entretien du site est payé par le Vatican, qui finance la construction d'un hôpital catholique juste à côté.
Une petite chapelle romane au mileu de la nature élèvera plus mon âme que cette basilique...
08 mai 2013
Chronique d'une terrasse #5
Pas de post entre les deux...internet nous a fait des misères la semaine dernière, et nous étions dans le Nord depuis vendredi dernier.
Toujours le jeu de miss "5minutes30s". Son jardin évolue beaucoup mieux que le mien. De loin, ma terrasse ne semble pas avoir beaucoup bougé depuis la semaine dernière, je vous le concède volontiers !
Mais les détails ne manquent pas pourtant...

Mon gros bougainvillier a perdu toutes ses fleurs avec les orages, mais la relève est là...
Quant au second, il explose ! Par contre, il a du mal à tenir droit. Ill faut dire que le vent peut être fort sous les orages, et ils arrivent toujours du même côté. Son co-bac à fleurs se porte comme un charme. Les tiges croissent, mais point de bourgeons en vue..
Le petit dernier arrivé qui avait un coup de mou la semaine dernière est complètement nu ! Toujours ce vent qui souffle en tempête de temps en temps sous l'orage. Je ne perds absolument pas espoir, il repartira comme les autres. Une tige à sa base est déjà au travail.
Mon petit frangipanier n'a pas encore trouver son bac. Il faut que j'aille dans le magasin, mais c'est un peu le parcours du combattant pour y aller...Il va très bien ainsi... et il sent si bon...
Le plan de basilic que j'avais arraché au bord de la route n'a pas du tout aimé son rempotage. Il est en mort, mais avait laissé un souvenir en terre. Je bichonne cette petite pousse comme je peux...Je la protège de la grosse pluie en mettant une cloche en verre dessus. Cloche que je n'oublie pas d'enlever sitôt le soleil revenu..
Les feuilles de mon palmier se sont déployées, des nouvelles viennent étoffer la base. (Quand les différentes nervures sont encore collées, j'aime les séparer, comme un livre dont les pages n'ont pas été correctement découpées). Mon petit buit penche aussi dans le sens du vent et a pris ses aises quant à sa pousse !
Je ne peux vous donner une plus grande vue d'ensemble, je n'avais que mon gros objectif à disposition immédiate. Vous ne verrez qu'une partie de la terrasse, le reste n'ayant pas changé d'un iota, cela n'a aucune importance ! Certaines fleurs sont encore dans le sac de courses...toujours ce même problème !
Par contre, l'immeuble a bien avancé lui...on a dû leur demander de mettre le turbo avant la fin du mois de mai...
Beaucoup de choses à vous montrer bientôt...notre périple dans le Nord du pays fût fort instructif, surtout sur la façon dont conduisent les africains...
30 avril 2013
Chronique d'une terrasse #4
Je devais poster dimanche soir après notre journée farniente de luxe à l'hôtel Ivoire, mais il était trop tard pour une bonne connexion.
Puis hier...mais la connexion n'est revenue que tard dans la soirée pour quelques dizaines de minutes.
Je suis donc en retard pour ma chronique...
Le premier bougainvillier termine son cycle de floraison. Il est relayé par l'autre qui explose.
Les autres plantes aussi poussent très rapidement sous ces latitudes : le climat chaud et humide y est pour quelque chose...
La citronelle voisinne avec la verveine citronnée. Ces plantes ont la particularité d'éloigner les quelques moustiques qui monteraient jusque là. Elles font aussi de délicieuses infusions dont la célèbre citronnelle. Mon petit bougainvillier va très bien et pousse presque à l'oeil nu. Mes palmiers déploient leurs nouvelles feuilles.
Le nouveau bougainvillier planté la semaine dernière a un coup de mou ! ce qui est normal lors du rempotage. Un peu d'engrais naturel et de l'eau...il sera frais et pimpant dans quelques semaines.
Nos nouveaux achats attendent leur contenant : des pensées du Gabon pour apporter une touche de couleur blanche et surtout mon frangipannier dont j'aime tellement l'odeur.
Nous avons commandé une grande voile en France. Elle arrivera avec nos "mules" dimanche. Notre troisième revient de 15 jours de vacances en France et notre aîné vient faire un stage de 3 mois ici...La poule a presque retrouvé tous ses poussins...
Les baies vitrées font presque trois mètres de hauteur...les coussins rose fushia sont rentrés : le soleil délave rapidement le tissu.
Mes plantes poussent donc, mais rien à voir avec vous. Ce n'est pas une renaissance ici, juste le cours des choses...de temps en temps, un gros orage vient pertuber tout cela..
27 avril 2013
"En attendant qu'elle arrive"
Toute la semaine, elle a compté les jours, impatiente et trouvant que les minutes duraient une heure. Les journées sont encore belles et chaudes. Ne pas sortir entre 11h et 17h pour ne pas brûler au soleil. Nous n'avons pas de piscine, nous ne sommes pas tentées. Et puis, il y a plein de moustiques en ce moment dans les jardins...alors la piscine...
Depuis un mois environ, mes heures de sommeil se sont réglées sur le lever du jour. J'ouvre un oeil invariablement chaque matin entre 6h30 et 6h45. Il fait jour déjà depuis une grosse demi-heure. (je m'endors aussi aux alentours de 21h30...souvent avant mon mari...le monde à l'envers ! moi qui me plaignait d'avoir un homme "papy" car il se couchait à 22h !).
Je prends mon petit-dej sur la terrasse alors que la ville se réveille en bas. Dora arrive et commence son travail de petite fée. La mienne dort encore. Elle en profite et récupère. Elle ne se rend même pas compte que je suis partie une paire d'heures à mon cours d'aquagym/longueurs/stretch/papotage avec les copines.
A mon retour, alors qu'elle termine son petit-dèj et que j'entame mon grand, je lui cherche quelques activités afin que son temps passe plus vite.
Un cake au yaourt et à la noix de coco.
Du haut de ses 14 ans et demi, elle veut être grande, mais perfectionniste, n'ose pas se lancer seule dans la fabrication du-dit gâteau. Je suis là, tout en pressant mes oranges, à la guider, mais aussi à lui donner confiance en elle. Le gâteau est dans le four. Ma Dora veille à la cuisson....
Elle retourne sur internet dans sa chambre climatisée, je repars devant ma MAC et les housses de mes canapés. (J'aurais pu les faire faire par mon tapissier pour trois fois rien, mais je n'ai déjà plus grand chose à faire à la maison, si l'on m'enlève aussi la couture...)
Elles ne sont pas parfaites...à reprendre ça et là. Du lin gris/vert à chevrons. Exactement la même couleur que le turban de mon marchand Peul.
Le temps passe, les gâteaux sont prêts pour l'heure du goûter avec le jus d'oranges pressées maison. Ma quarantaine de mangues achetées la semaine dernière pour rien du tout (c'est la pleine saison en ce moment. Elles arrivent du nord du pays par camions entiers au quai fruitier. La saison est très courte, quelques semaines seulemet), mûrissent doucement.
La plus grande partie sera congelée entière (chaque moitié posée sur un plateau, et une fois congelée, mise dans un sac), l'autre réduite en coulis pour de futurs sorbets. Mais aussi mangées sur place ou en salade de fruits...Le bonheur que ces fruits presque cueillis sur l'arbre.
Lorsque j'ai donné le prix d'une pièce sur le marché parisien, ma Dora me l'a fait répéter trois fois !
Son amie de coeur est arrivée hier soir. C'est la plus heureuse des minettes ! Je ne la vois plus. Je la laisse savourer sa joie d'être ensemble...
26 avril 2013
Orage tropical
C'est le premier très gros de l'année. Il y en a bien eu quelques uns, mais ils n'étaient pas pour nous. Plus dans les terres.
Mais celui-ci est arrivé droit devant dans notre direction. On aurait dit un ciel de film catastrophe américain, genre "le Jour d'Après).

Au fur et à mesure qu'il s'approchait de l'immeuble, le vent forçait, jusqu'à souffler en tempête. Les plantes de ma terrasse (que vous verrez demain pour le jeu d'Isabelle) sont un peu dénudées...
Il a fait nuit...puis la pluie est arrivée...
Le déluge pendant plus d'une demi-heure. Les fenêtres sont étanches. Quelques coulures quand même. De la buée sur les vitres : la température a chuté de 10°. La visibilité est réduite, la flamme de la torchère de la raffinerie flotte dans le ciel.
Lorsque l'on regardait à travers les fenêtres, on avait l'impression de se retrouver dans la voiture quand elle passait dans les rouleaux du lavage automatique. Situation dans laquelle j'adorais être enfant : si jamais l'eau entrait à l'intérieur...toute une aventure...
La foudre craque, les éclairs. Puis l'orage s'éloigne doucement vers la mer.
Il est temps de partir à la fête de la Saint Georges organisée à la base militaire. Le concours de saut d'obstacle à cheval a été annulé. Mais pas le dîner. J'ai sorti mes bottes, et mon imper breton ? l'ai-je apporté ?
24 avril 2013
un dimanche en ville
On nous avait dit de ne surtout pas sortir dimanche à cause des élections municipales dans les différents quartiers de la ville. Et aussi de ne pas prendre le "corridor" pour aller à la plage.
Il faisait beau et chaud. Nous cherchions une piscine. Nous avions projeté de braver l'interdiction, et en aventuriers presque accomplis, nous voulions tester la piscine du mythique hôtel Ivoire.

Bien abîmé pendant la guerre, il a été repris depuis peu par la chaîne Novotel. Sa piscine (il l'appelle "le lac"...)est la plus belle d'Abijdan.
Après avoir été arrêtés pour "excès de vitesse" ("sans aucune preuve du méfait. "Tu es blanc, tu as de l'argent, tu paies. Je suis le plus fort...") et payer une amande de 2 000 cfa (3,5 euros), nous sommes refoulés à l'entrée, car il y a trop monde et que cela peut gêner la clientèle...
Je vole quelques photos des "extérieurs".
Cette partie de la piscine sert uniquement de décors. Le bleu turquoise de l'eau constraste fortement avec l'orange du toit. L'effet est très beau.
Cette antilope stylisée m'intrigue. S'il ne fait pas trop mauvais, j'irai sans doute faire un tour vendredi, car j'ai entre-aperçu d'autres scultpures à l'intérieur de l'hôtel. Nous n'avons même pas pu y jeter un oeil. Et le restaurant tout en haut de la tour avec une vue magnifique sur la ville était fermé.
Nous sommes donc repartis vers un autre hôtel, je me suis souvenue en arrivant devant que la piscine n'était ouverte que pour la clientèle...
Retour donc à la case départ et nous avons pu constaté qu'il n'y avait personne et que tout était d'un calme olympien ou avant la tempête plutôt...
Aucune idée de la fonction de ce batîment au pied de l'hôtel Ivoire. La cathédrale Saint Paul dont le toit fuit suite à la chute d'un obus (pas d'argent pour le réparer...) et les tours du quartier du Plateau. Le chantier Bouygue du troisième pont qui sera fini d'ici deux ans (on l'espère...). Une vue du boulevard du Lagunaire en arrivant au Plateau, de Cocody (pour celles qui connaissent ou qui vont bientôt connaître...)
Les blindés de l'ONU (la Jordanie en RCI) veille au grain au carrefour de la Solibra. Ici, certains carrefours ou rues sont nommés en fonction d'un repère visuel sis en ce lieu. L'usine de la Solibra qui est la grande brasserie locale ne pouvant pas être ratée, le carrefour qu'elle borde porte son nom.
Remarquez le vendeur ambulant avec ses poupées "spider man" !
Le temps passe et toujours pas de point de chute hormis la maison. Je me suis souvenue d'une crèperie dont on m'avait dit le plus grand bien.
La crèperie Waiméa, bd de Marseille, est installée dans une maison. Les propriétaires louent également deux chambres d'hôte. L'avantage d'arriver à 14h30, c'est qu'il n'y a pas d'attente, le "coup de feu" étant passé. Le lieu est connu des familles, car il y a une petite salle de jeux pour les enfants juste à côté de celle du restaurant.
Les crêpes étaient copieuses, la pâte croustillante et le cidre servi dans jolies bolées. Une adresse à refaire rapidement quand une envie de crêpes nous prendra. Et en plus, ils ont un mangnifique frangipannier dehors dont les fleurs embaument l'air. Prendre une fleur et la glisser derriere l'oreille...
Retour à la maison. Et derniers clichés...La SACO qui nous envoie notre dose quotidienne de poussière de Cacao..
Rassasiés, nous rentrons..
La voix ferrée pas très loin de la maison. Il n'y a personne car nous étions un jour férié. Mais elle est envahie par les artisans et les vendeurs de toutes sortes. Les quelques trains de transport de marchandises et surtout de bétails klaxonnent en permance pour éviter les accidents.
Une autre particularité locale. La "pause pipi" n'importe où et n'importe quand. Il n'est pas rare de voir des piétons masculins se soulager aux vues de tout le monde et d'autres "accroupis"...C'est assez surprenant pour un européen habitué au Sanisettes Decaux !
D'autres photos en attente de la vie ici...mon tel est plein...bientôt...
21 avril 2013
Chronique d'une terrasse #3
Chaque fin d'après midi, lorsque je vois s'obscucir le ciel

Je me dis que je vais échapper à la corvée d'arrosage...mais on regarde les éclairs, entend le tonnerre...et rien....
Le ballet des arrosoirs, la pensée quotidienne pour grand père lorsqu'il arrosait ses géraniums chaque soir, lorsque l'orage passait sur le village "il suit l'Arroux ! il ne sera pas pour nous".
Malgré tout, une petite ondéede temps à autre booste mes plantations...
La pluie n'arrête pas les ouvriers qui ont achevé de couvrir l'étage. On dirait un jeu de lego.
Le plus frèle souffre de la rouille. Pas bien grave...j'enlève les feuilles abimées. Son petit voisin explose aussi. Il faudra le remporter dans quelques semaines.
L'hibiscus est parti à la poubelle. (ceux du bac en bas de l'immeuble sont aussi envahis et vont sans doute subir le même sort) Nous partirons chercher d'autres arbres et plantes en fin de journée près de l'aéroport...
L'aménagement n'est pas fini :
- ajouter encore un peu de gravier,
- acheter des tables de salle à manger en métal fushia et gris (sans doute un achat chez Fermob...faire comme les japonais : tout payer en détaxe...)
- faire faire une table basse au menuisier ou rapporter l'autre de France (deux copines arrivent cet été avec chacune leur container !)
- tendre de grandes toiles pour nous protéger du soleil et ainsi profiter un peu plus de la terrasse...
Car étant en hauteur, les moustiques sont rares, le petit vent omniprésent et la vue toujours aussi impressionnante.
18 avril 2013
De mon nid d'aigle
Nous sommes actuellement dans la période la plus chaude de l'année. L'harmattan est terminé, la grande période des pluies arrive dans un mois. Nous avons donc de belles journées avec un ciel bleu, et surtout un air pur, sans brume.
On voit très loin...et de là-haut, la vue est impressionnante.
Du palier du premier étage, on ne voit pas la terrasse. D'où cette impression de "voler". Le mur de baies vitrées grincent sous le vent. Le vent siffle dans les interstices (rien n'est totalement étanche). Pendant les gros orages, nous sommes dans notre phare !
Fiston number 3 en ombre chinoise qui joue à la Xbox (rien à faire pour les ados ici...). Les personnes sujettes au vertige se collent au mur du fond. Les jours et les nuits de tornade et d'orage, c'est magnifique !
16 avril 2013
Jeux de plage
Le quartier dans lequel nous habitons est en pleine expansion. Les immeubles poussent comme des champignons. Quatre sont en construction dans notre périmètre. Ils n'avancent pas très vite...heureusement pour nous...
Ici, tout se fait "sur place". Les gros matériaux sont acheminés, mais les blocs de parpaing sont fabriqués "in situ" dans un coin du chantier.
Ceux-ci sèchent tranquillement au soleil et serviront pour les murs de l'immeuble juste à côté.
Armée de mon gros objectif, j'observe les ouvriers jouer au "château de sable".
On prépare d'abord le ciment avec du sable de la lagune (plein de sel...).
On transvase le sable dans un moule, on le tasse et on enlève le moule. Simplissime...
La journée de travail est terminée...le gardien est là pour éviter le vol....














































































































